Française d’origine libano-russe, Jessica est née et a grandi au Sénégal, portant en elle le souffle du métissage.
Dans son enfance, les langues, les cultures et les rythmes se mêlent au quotidien, tissant les premiers pas d’un dialogue entre les mondes.

En 2010, à Dakar, elle découvre les danses en couple avec la Kizomba, ce “tango africain” qui célèbre la rencontre et la connexion.
Curieuse des questions d’identité et de lien à l’autre, elle explore ensuite les danses capverdiennes, latines et africaines, avant de se faire remarquer en atteignant la demi-finale du concours international Africa Dançar au Portugal.
S’ouvre alors une décennie de voyages et d’enseignement, en France et à l’étranger, où elle transmet sa passion pour la Kizomba et côtoie les danses africaines & Latines.

Entre 2012 et 2015, elle se professionnalise en danse contemporaine à Bordeaux et s’initie aux danses afro-urbaines à l’École des Sables de Toubab Dialaw, fondée par Germaine Acogny.
Son corps devient un lieu de passage entre racines et influences, où le sol et le ciel dialoguent.

À partir de 2016, Jessica entame une traversée artistique à travers l’Europe : Belgique (Tictac Art Centre – Bruxelles), Allemagne (Tanzfabrik – Berlin), Espagne (CREAT – Valence)…
Elle rencontre des chorégraphes tels que David Zambrano, Kenan Dinkelmann, Roseta Plasencia, et affine un langage corporel mêlant Flying Low, Acro-danse et partnering, toujours en dialogue avec la verticalité et la musicalité des danses en couple.

Depuis 2019, elle s’élève dans l’univers aérien de la danse verticale, à la croisée du cirque, de la danse et de l’escalade.
Ses créations hors sol dialoguent avec l’architecture et l’espace : églises, viaducs ou lieux patrimoniaux deviennent le prolongement de son corps, où chaque geste révèle la poésie de la gravité et la liberté de la verticalité.

Aujourd’hui, au sein de la Compagnie Lalla, Jessica poursuit une démarche artistique et pédagogique à Bordeaux.
Elle accompagne les danseur·euse·s en voie de professionnalisation, tout en développant ses propres créations chorégraphiques, où se rencontrent risque, verticalité, musicalité et mémoire des corps.

Aussi bien sensible à des écritures virtuoses, qu’à des mises en scènes innovantes, mon travail d’interprète et chorégraphe se situe dans la veine du « mouvement authentique ». Déséquilibre et ancrage, geste irrésolu et audacieux, corps émotionnel et physique valsent ensemble. Une théâtralité toute particulière transparaît à travers des personnages spontanément subversifs, et le corps, comme matériau brut, devient un réservoir où toutes les mutations sont possibles.

La question de l’identité et du genre, de la norme et du conditionnement, représente des sources d’inspirations centrales de ma réflexion d’auteur chorégraphique.